
Le Manuel
ou
formules de différentes espèces de médicaments faciles à préparer,
utiles à toutes sortes de personnes,
avec dix remarques pour faciliter la juste application des remèdes qui sont contenus dans ce traité, ensemble leurs vertus et les doses de chaque remède.
Leçons tirées de la pratique et de l’expérience
A Gisors, 1753
(M. Fournier, maître en chirurgie au bailliage de Gisors)
Récapitulatif des formules Fournier à ce jour
Remède N° 178 : Opiat fébrifuge
Remède N°179 : Fébrifuge simple
Recette : Kinkina, une once ; Miel de Narbonne, sirop de Capillaire, 6 dragmes de chaque. Pour en prendre 6 gros par jour.
Les fièvres d’automne sont les plus rebelles, et si on ne prend pas les précautions, on les garde souvent tout l’hiver. Quand la fièvre résiste aux opiats marqués ci-dessus, il faut donner pour lors le quinquina en apozème.
Remède N° 180 : Apozème fébrifuge
On y ajoute quand on veut le rendre purgatif du Sel de Seignette, une once, ou Sel de dapson ou Sel végétal. On les continue jusqu’à ce que la fièvre soit cessée, diminuant les prises à mesure que la fièvre cesse.
Remède N° 181 : Vin fébrifuge
Recette : Une pinte de Vin Rouge vieux dans lequel on fera infuser une once de Kinkina dont la dose sera d’un verre de quatre heures en quatre heures ayant soin de bien remuer chaque fois qu’on en fera usage.
On donnera encore le quinquina seul, une demi-dragme.

Remède N°182 : Grand fébrifuge





