Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune

Endroit Catégorie: Apothicaireries

Informations
Présentation du lieu

L’Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune, fondé en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, et par son épouse Guigone de Salins, demeure l’un des plus remarquables témoins de l’histoire hospitalière bourguignonne. Édifié au cœur du XVe siècle, dans le contexte du grand duché de Bourgogne, il fut conçu comme une maison de charité destinée à recevoir les pauvres, les malades et les indigents, selon une conception chrétienne du soin où l’assistance aux corps était inséparable du salut des âmes.

Le lieu conserve une puissance d’évocation exceptionnelle. Derrière les célèbres toitures vernissées et la cour d’honneur, la Salle des Pôvres, la chapelle, les collections hospitalières et les espaces de soins restituent l’univers matériel et spirituel de l’hôpital ancien. Les tapisseries flamandes, véritables merveilles de l’art pictural, rappellent la richesse artistique et symbolique de l’établissement, à la fois lieu de soin, de prière, de prestige et de mémoire.

Pour l’histoire de la pharmacie, l’intérêt du site est considérable. L’apothicairerie des Hospices de Beaune permet d’évoquer la préparation, la conservation et l’administration des remèdes dans un grand établissement hospitalier d’Ancien Régime. Pots à pharmacie, armoires, vases de bronze et d’étain, mortiers, alambics, faïences de Nevers et contenants destinés aux préparations médicinales témoignent de la diversité des substances employées et du savoir-faire pharmaceutique ancien. La figure de Claude Morelot, apothicaire beaunois du XVIIIe siècle, y demeure attachée, notamment par le tableau de 1751 le représentant dans son officine et par le mortier associé à son nom. Ces objets rappellent l’importance des remèdes composés, des préparations aromatiques et des vins médicinaux, longtemps utilisés dans la thérapeutique hospitalière.

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Pourquoi visiter ce lieu ?

Les Hospices de Beaune offrent une immersion rare dans l’univers d’un grand hôpital bourguignon du XVe siècle. À ne pas manquer : la cour d’honneur et ses toitures vernissées, la Salle des Pôvres, la chapelle, les tapisseries flamandes, l’apothicairerie, les vases de bronze et d’étain, les mortiers, les faïences de Nevers et les objets liés à la préparation des remèdes, notamment les vins aromatiques et médicinaux.

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Pr Mathieu Guerriaud
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Date
21 mai 2026
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