Apothicairerie du Musée Jean-Lurçat

Endroit Catégorie: Apothicaireries

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Apothicairerie du Musée Jean-Lurçat

L'Apothicairerie est présentée dans l’ancien hôpital Saint-Jean d’Angers, aujourd’hui Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie contemporaine. L’hôpital Saint-Jean, fondé vers 1175 dans le quartier de la Doutre à l’instigation d’Henri II Plantagenêt, fut l’un des grands établissements d’accueil des pauvres et des malades de l’Anjou médiéval. La grande salle des malades, attestée en 1188, est longue d’environ soixante mètres et haute de douze mètres. À l’origine, les médicaments étaient fournis par les apothicaires d’Angers. Au début du XVIIe siècle, le legs de Lucrèce Maumussard permit à l’hôpital de disposer d’une pharmacie autonome, dirigée par un apothicaire. L’apothicairerie, partiellement conservée, est aujourd’hui présentée à l’entrée de la salle des malades depuis 1962. Elle conserve une boiserie garnie de pots pharmaceutiques, ainsi qu’une remarquable fontaine à thériaque en étain. Les collections mobilières associées à l’ancien hôpital comprennent également des objets pharmaceutiques et céramiques déposés au musée Jean-Lurçat, notamment des pots à pharmacie du XVIIIe siècle et des pièces en faïence. Il est, par exemple, signalé un pot à pharmacie du XVIIIe siècle. La Société d’histoire de la pharmacie avait dès 1962 souhaité une reconstitution plus complète de l’apothicairerie dans un espace distinct, afin que la salle des malades et la pharmacie puissent être admirées chacune dans leur cohérence propre. Cette tension patrimoniale fait aujourd’hui partie de l’histoire du lieu.

Pour aller plus loin

Cotinat Louis. La S.H.P. en Val-de-Loire, 7-9 mai 1977. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 65ᵉ année, n°234, 1977. pp. 179-184. DOI : https://doi.org/10.3406/pharm.1977.1784
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Pourquoi visiter ce lieu ?

La visite permet d'admirer l’architecture hospitalière médiévale, les vestiges de l’apothicairerie d’Ancien Régime, les collections pharmaceutiques des XVIIe et XVIIIe siècles, et la présence du Chant du Monde de Jean Lurçat.

À observer tout particulièrement : le panneau principal de l’apothicairerie, les chevrettes, l’armoire à emplâtres datée de 1677, les ustensiles d’étain et surtout le monumental vase à thériaque signé Jean Ballain en 1720.
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Pr Mathieu Guerriaud
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Date
25 mai 2026
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