Laboratoires MONAL
Emile Monal obtient son Diplôme de Pharmacie en 1897, il exerce avec son frére Ernest, Profésseur à la Faculté des Sciences dans la pharmacie paternelle , 8 rue des Dominicains à Nancy., En 1899, il met au point les Pastilles Monal au Sulfuryl (1). En 1917, il soutient à Nancy sa thèse concernant Les Maitres Apothicaires de Nancy au XVII° siécle (2). Il déménage à Paris, 6 rue Daubigny puis, 13 rue de Ségur.Il décède à Paris en 1945, ses fils André, Pierre et son gendre Paul Ducroux lui succède.
Médicaments commercialisés par MONAL en 1949-1950 (Le Livre du Praticien) :
Baume Fréloi, Colbrène, Boléase, Corosédine, Crème du Dr Ducharme, Dermo-Sulfuryl, Diurophylline, Fusanel, Globules Romon, Iodolipine, Laxo-Sulfuryl, Limital, Magnagène, Pommade Romon, Prostal, Purgétyl, Rhino-Sulfuryl, Santal Monal au bleu de méthylène, Santamide, Sulfuryl, Suppositoires Maridel, Suppo-Magnogène, Surtensine, Tensédine, Terkal, Tranquital, Trinévérine.
Le laboratoire se spécialise dans l’automédication : Sulfuryl. Magnogéne , Sympavagol, Prorhinel.
Il se développe en procédant à des acquisitions :
– L’homéopathie Boribel en 1964
– Les produits du Docteur Cavaillés ; pommade Rapp, lait de Sapolan en 1976
– Les laboratoires Berthiot fabricant de la poudre et des cigarettes Legras en 1986 (3)
Les fabrications sont réalisées dans une usine à Massy Palaiseau puis à la suite de l’achat de la Société Lyonnaise d’Herboristerie, Monal construit une usine à Saint Quentin Falavier où sont fabriquées en vrac ou sous forme de sachet filtre la gamme des tisanes Boribel et Vitaflore.

1- Thierry Lefébvre, Un siècle de service médical rendu ; de quelques spécialités pharmaceutiques française centenaire, Revue d’Histoire de la Pharmacie, 2000, 88, 325, 14
2- Paul Dorveaux, Emile Monal, Les maitres apothicaires de Nancy au dix-septième siècle, Bulletin de la Société d’Histoire de la Pharmacie, 1917, 5, n°17, 294-298
3- Cécile Raynal, De la fumée contre l’asthme, histoire d’un paradoxe pharmaceutique, Revue d’Histoire de la Pharmacie, 2007 Volume 94 Numéro 353 pp. 7-24

Référence : André Frogerais, 2016


