Origine et évolution des statuts des communautés
d'Apothicaires

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Bibliographie
Résumé

La déclaration royale de 1777

Le 25 avril 1777, parut la déclaration du Roi Louis XVI séparant définitivement le corps des épiciers de celui des apothicaires, et instaurant la maîtrise de pharmacie 21.

Le préambule de ce texte fondateur est particulièrement intéressant :

« Par l’article 3 de notre édit du mois d’août dernier, nous nous sommes réservés de nous expliquer particulièrement sur ce qui concerne la pharmacie : nous avons considéré qu’étant une des branches de la médecine, elle exigeoit des études et des connoissances approfondies et qu’il serait utile d’encourager une classe de nos sujet à s’en occuper uniquement, pour parvenir à porter cette science au degré de perfection dont elle susceptible dans les différentes parties qu’elle embrasse et qu’elle réunit ».

Plus question d’apothicaires, on parle désormais de pharmaciens. La communauté est remplacée par le collège de pharmacie.

L’enseignement pharmaceutique, si longtemps en butte aux oppositions des médecins, est enfin organisé officiellement :

« Permettons aux maîtres en pharmacie de continuer, comme par le passé à faire dans leurs laboratoires particuliers des cours d’études et démonstrations, même d’établir des cours publics d’études et démonstrations gratuites pour l’instruction de leurs élèves dans leur laboratoire et jardin, sis rue de l’Arbalète ».

Le monopole pharmaceutique est affirmé :

« Défendons aux épiciers et à toutes autres personnes de fabriquer, vendre et débiter aucuns sels, compositions ou préparations entrantes au corps humain en forme de médicament ».

Le champ d’application de cette nouvelle réglementation se limitait toutefois, à l’origine, à Paris, mais très rapidement de nombreuses villes de province demandèrent à en bénéficier.

C’est la véritable naissance de la pharmacie moderne.

 

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