Les publicités pharmaceutiques de petit format
au XXe siècle
Collection B. Bonnemain
1. Les documents au format carte postale
Publicité pour Doloricure (Aninat)
Collection B. Bonnemain
La publicité pharmaceutique, très présente au début du XXe siècle, va se développer encore et atteindre son apogée dans les années 1960 avant qu’une législation sévère vienne considérablement réduire les marges de manoeuvres des annonceurs pour les publicités destinées aux professionnels de santé et encore plus aux patients.
Cette exposition temporaire, en deux volets, est consacrée aux publicités de petit format, souvent sous la forme de cartes postales mais pas uniquement : on trouve des bons points pour les enfants, des jeux et marques de jeux, des petits buvards, des aides mémoires, etc.
Cette richesse documentaire mérite d’être mieux connue et diffusée à travers notre site comme une référence de ces publicités anciennes souvent de très bonne qualité iconographique. Il s’agit ici d’une toute petite sélection parmi les milliers de documents qui furent diffusés par l’industrie pharmaceutique et les pharmaciens d’officine au XXe siècle.

Publicité du Laboratoire de l’AEROCID
(1938) (Recto).
Collection B. Bonnemain
Il est extrêmement difficile d’adopter une classification satisfaisante de ces « éphémères ». Nous allons dans un premier temps nous intéresser aux format « carte postale ».
Ces documents avaient deux objectifs essentiels : 1°) faire connaitre le produit, non seulement aux médecins prescripteurs qui les recevaient gratuitement, mais aussi aux personnes auxquelles ils écrivaient sur ce support ; 2°) être un support d’information, et d’échange avec le laboratoire, pour demander par exemple des échantillons gratuits de la spécialité. Dans certains cas, la carte postale était destinée au médecin mais ce dernier ne pouvait pas s’en servir comme telle. C’était un simple document d’information dans un format réduit.
On peut aussi trouver très fréquemment un document publicitaire de grand format, avec une carte postale détachable associée permettant de demander un échantillon du produit.

Publicité du Laboratoire de l’AEROCID (1938) (Verso), avec une carte postale détachable à envoyer au laboratoire pour obtenir un échantillon gratuit.
Collection B. Bonnemain
Les thèmes abordés sur ces cartes de petit format étaient très divers : la géographie (les régions de France, par exemple), les traditions populaires, les tableaux ou oeuvres d’art célèbres, les dessins humoristiques ou destinés aux enfants, les sites touristiques ou les sites d’intérêt médical, la représentation des produits eux-mêmes, etc.
Ces cartes pouvaient avoir différentes origines :
– l’industrie pharmaceutique était le principal pourvoyeur de ces publicités.
– les pharmaciens d’officine pouvaient également être à l’origine de cartes postales destinées à leur clientèle (Pharmacie DEVILLERS à Vincennes, Pharmacie Normale à Bordeaux en sont ici quelques exemples).
Publicité de la Pharmacie DEVILLERS, pharmacien à Vincennes (94) (Recto). Cette carte était le support pour réaliser un coloriage sur la base du modèle petit format associé.
Collection B. Bonnemain
Publicité de la Pharmacie DEVILLERS,
pharmacien à Vincennes (94) (Verso).
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Le Petit Poucet.
« L’arrivée des enfants perdus au palais de l’Ogre »
Collection B. Bonnemain
Le Chaperon Rouge : « Sur ta tête mets fillette ton chaperon de velours, garde toi du loup qui guette sans t’arrêter vite cours ».
Collection B. Bonnemain
A propos du Rob LECHAUX, il faut rappeler l’article de Pierre Julien dans notre Revue en 1988* : il indiquait que certains produits, dont le Rob Lechaux avait eu le privilège d’une publicité rédactionnelle en rime. On pouvait lire dans le Courrier français du 10 octobre 1886 le poème suivant à la gloire de ce produit :
» Aux Buveurs dont le Sang doit être
aussi pur que le vin !
L’impureté du sang, l’âcreté des humeurs,
Les mille affections dont tous les jours tu meurs,
Les dartres, les boutons, les eczémas, la bile,
Le souillures sans fin que cause un sang débile,
Les glandes, les abcès, enfin tout le troupeau
Des lèpres détruisant et le sang et la peau
Qui fait en peu de temps hideux les plus superbes,
Disparaissent par le Rob Lechaux aux sucs d’herbes
Le sang refleurit, telle une fleur de Java
O Rob Lechaux merci, quand le sang va, tout va. »
* P. Julien. Publicité rédactionnelle rimée en 1886. RHP, 1988 : 171-173
Publicité des Laboratoire DESCHIENS
Collection B. Bonnemain
Publicité du Laboratoire de l’OZOL
Collection B. Bonnemain
Publicité de la Pharmacie BOISSON
pour le bain antiarthritique PINARD
Collection B. Bonnemain
Publicité de la Pharmacie BOISSON
pour le bain antiarthritique PINARD
Collection B. Bonnemain
Publicité pour les eaux minérales VALS
Source PERLES
Collection B. Bonnemain
Publicité pour les eaux minérales VALS
Source PERLES
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Publicité pour les eaux minérales
des Sources de FONCIRGUE
Collection B. Bonnemain
Publicité pour NEUTROSES-VICHY
Collection B. Bonnemain
Publicité pour NEUTROSES-VICHY
Collection B. Bonnemain
Publicité pour les eaux minérales
des Sources de FONCIRGUE
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Publicité des Laboratoires SAREIN pour Enterosalicyl, Sulfosalyl, Sulfiode et Baume Sarein
Collection B. Bonnemain
Publicité des Laboratoires SAREIN pour Enterosalicyl, Sulfosalyl, Sulfiode et Baume Sarein
Collection B. Bonnemain
Publicité pour l’huile de foie de morue
Marque « NORWAY »
Collection B. Bonnemain
Publicité pour l’huile de foie de morue
Marque « NORWAY »
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Publicité pour le Lait d’APPENZELL
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Un cas un peut particulier se présente avec VEGEPHOS. Le Laboratoire commercialisant ce produit avait en effet associé un « carnet de bridge » pour marquer les points du jeu, à une carte postale représentant l’hôtel d’Aumont, ancien hôtel de la Pharmacie Centrale de France de Dorvault.
Publicité pour le VEGEPHOS
Collection B. Bonnemain
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le VEGEPHOS
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le VEGEPHOS
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Publicité pour la solution PAUTAUBERGE
Collection B. Bonnemain
Publicité pour la solution PAUTAUBERGE
Collection B. Bonnemain
Publicité du Laboratoire COUTURIEUX
pour le Lantol
Collection B. Bonnemain
Mais on trouve aussi de nombreux exemples où l’image mise en avant est celle d’un musée comme ici la publicité de COUTURIEUX pour le Lantol. La photographie est celle de la salle Houdon du Musée du Louvre.
On peut rapprocher cette illustration de la publicité pour le Peptofer du Dr JAILLET représentant la statue de Hercule au repos, présentée également au Musée du Louvre. De façon plus générale, les oeuvres d’art inspirent très souvent la publicité pharmaceutique de l’époque.
Publicité pour le PEPTO-FER du Dr Jaillet, prendre immédiatement après les repas dans un verre à liqueur
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le DENTOL de la Maison FRERE (Recto)
Collection B. Bonnemain
Quand la Maison Frère fait une publicité sur le Dentol, elle illustre ici par une « crucifixion » de Rubens.
On peut lire au verso de la carte : »CADEAU. Il suffit d’envoyer à la Maison L. FRERE, 19 rue Jacobn Paris, un franc en timbres-poste, pour recevoir franco par la poste un délicieux coffret, contenant un petit flacon de DENTOL, une boite de pâte DENTOL, une boite de poudre DENTOL et un tube de savon DENTOL ».
Publicité pour HORSINE, à base de suc de viande de cheval
« le plus puissant régénérateur de l’organisme ».
Collection B. Bonnemain

Tableau de Rembrandt, les Staalmeesers
Photographie en couleur du tableau
Collection B. Bonnemain
Peinture de David: la distribution des aigles
Collection B. Bonnemain
Une autre carte postale du Dentol (Maison FRERE), qui bénéficiait d’un budget publicitaire confortable, monte un dessin de Alphonse LALAUZE représentant la défense d’un village pendant la Guerre de 1914-1918. On peut aussi signaler la carte postale du Sirop DESCHIENS illustrée par une peinture de David sur la distribution des aigles par Napoléon. Il est mentionné que l’oeuvre est au Musée de Versailles, avec le texte suivant : « Serment de l’armée à l’Empereur en 1804. Collections des chefs-d’oeuvre des Musées. Photographie des couleurs. Deschiens éditeur. »
Publicité du Laboratoire DESCHIENS
Collection B. Bonnemain
Toujours dans les dessins et peintures, on peut remarquer les deux cartes postales du Sirop DESCHIENS. Derrière les deux images, on peut lire le texte suivant : « Consultez votre médecin (ce qu’il faut toujours faire quand on souffre) sur le Sirop de Deschiens ( à l’Hémoglobine) prescrit par plus de 30.000 docteurs des plus éminents du monde entier, dans : Anémie, Neurasthénie, Faiblesse, Maladies de Poitrine, Convalescence, Surmenage, etc. Supérieur au fer, à la viande crue et à son jus. Admis dans les hôpitaux de Paris. Dépôt général : Etablissements Deschiens, 9 rue Paul-Baudry, Paris et Pharmacies ».
Publicité Capmartin pour le sirop Jane
Collection B. Bonnemain
Dans les peintures et dessins, il faut signaler la belle série des cartes postales CAPMARTIN, illustrées par les Chateaux de la Loire. Cette série est remarquable par la qualité des dessins mais aussi par ce qui figure au verso. Sur la face où l’on est censé écrire, on peut voir quelques dessins à visée pédagogique dont voici quelques exemples.
Publicité Capmartin pour le sirop Jane
Collection B. Bonnemain
Publicité Capmartin pour le sirop Jane
Collection B. Bonnemain
Publicité Capmartin pour le sirop sédatif polybromuré Lavoix
Collection B. Bonnemain
Au dos des publicités Capmartin, on peut voir des petits encadrés : des « messages » destinés à insister sur certains points clefs concernant le vin. Le premier message indique que « l’absinthe est de l’épilepsie en bouteilles ». Un autre message rappelle : « il faut dire et redire que le vin naturel est le seul remède efficace contre l’alcoolisme » ! et un autre insiste : « Le vin est la boisson la plus alimentaire, la plus précieuse et la plus énergique ». On peut lire aussi « le vin naturel est favorable à la santé et donne aux populations qui en usent habituellement une vigueur particulière ». Autant de message qui passeraient très mal aujourd’hui !!
Publicité Capmartin pour le sirop Jane (détail au verso)
Collection B. Bonnemain
Publicité Capmartin pour le sirop Jane (datail au verso)
Collection B. Bonnemain
Publicité Capmartin pour le sirop Lavoix (détail au verso)
Collection B. Bonnemain
Sur cette image qui représente un alchimiste dans son laboratoire, on peut lire le texte suivant au bas de la carte :
« Dans le sein de la nuict tragique,
Invoquant sous l’arceau gothique Béelsébuth qui tout connoit,
Parmi ses étranges cornues,
L’alchimiste sans foy ni loy,
Cherche les vertus inconnues
De l’Eau de Saint Galmier-Badoit ».
Le site de la ville de Saint Galmier indique que cette eau minérale gazeuse naturelle, déjà prescrite au XVIIIème siècle par les médecins locaux, était sans doute appréciée antérieurement par les Romains puisque des thermes ont été découverts sous l’emplacement actuel de l’usine Badoit. L’eau de Badoit jaillit naturellement gazeuse sous pression à une température constante de 16° dans un captage profond de plus de 100 mètres creusé dans le granit.
Publicité pour la Musculosine Byla, surchargée avec une publicité pour Neurotrophol BYLA
Collection B. Bonnemain
Publicité pour la Musculosine Byla, surchargée avec une publicité pour Neurotrophol BYLA
Collection B. Bonnemain
La Musculosine fait partie des produits phare de la société au début du XXe siècle.
Publicité pour le Jubol (Chatelain)
QUASIMODO tortué par l’entérite
Le Jubol guérit la constipation, l’entérite
et tous les maux qu’elles entraînent
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le Pagéol (Chatelain)
Le Marchand de vessies
« C’est moi le Pagéol qui donne à tous des vessies neuves et qui guérit les cystites, les pyélites et les prostatites. »
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le Globéol (Chatelain)
Voici le remède qui guérit :
le Globéol dont je connais l’efficacité constante et absolue
et que je vous garantis le plus énergiques des reconstituants
Collection B. Bonnemain
musculosite Byla, Horsine, Opocèdes (Laboratoire de l’Aerocid), le sirop Deschiens, le Fer Bravais, et beaucoup de produits à base de vitamines, calcium, Kola, etc.
Collection B. Bonnemain
Collection B. Bonnemain
Publicité pour la Vasolaxine (Fournier Frères)
« La Vasolaxine huile de parrafine absolument pure et sans saveur constitue sans contestation possible le meilleur traitement de la constipation habituelle »
Collection B. Bonnemain
Publicité pour la Vasolaxine (Fournier Frères)
« Ce trésor merveilleux que ma main vous dispense,
Vous pouvez avec lui braver en assurance
Tous les maux que sur nous l’ire du ciel répand »
(L’amour médecin)
On pouvait lire au dos de cette carte :
» Ordre du colonal : « Que tout homme allant aux manoeuvres soit muni d’un flacon Spécifique Victorieux : je ne veux plus de trainard »
Le Spécifique Victorieux adopté depuis 15 ans par l’Armée française guérit radicalement les cors aux pieds.
Préparateur : Victorieux, pharmacien de 1ère Classe à EYMET (Dordogne)
Prix du flacon : 1f25 centimes.
En vente : Villeneuve Saint Georges*
Chez M. : Cournuet Coiffeur* »
* Ces deux noms étaient des « mentions mobiles » qu’on pouvait changer en fonction de la ville concernée.

Publicité pour l’émulsion Scott (Laboratoires SECLO)
Protège l’enfant. Tel père, tel fils :
« Ce qu’il peut être fort pours on âge ! »
Collection B. Bonnemain
Dans de très nombreux cas, la carte n’est pas destinée à être envoyée par le médecin à la personne de son choix, mais sert de support d’information sur le médicament. On en voit ici quelques exemples avec Thomas, Dausse, Scott, etc.
d’étain stabilisée de Dausse
(Antifuronculeux)
Collection B. Bonnemain
L’émulsion SCOTT fait partie des innombrables reconstituants qui étaient proposés au début du XXe siècle. La très abondante publicité que déploya l’émulsion Scott repose entièrement sur l’image du « pêcheur au merlan ». Connue comme élément élément nutritif et fortifiant de première nécessité, l’huile de foie de morue était fortement conseillée pour la croissance des enfants (d’où le dessin de l’enfant imitant son père) et fut largement prescrit dans les cas d’asthénie, d’anémie, de rachitisme, de xérophtalmie, de tuberculose et de bronchite.
Publicité pour Inolaxine de DEBAT
contre l’atonie intestinale du sédentaire, de l’obèse, du vieillard, des alités. Laxatif non agressif
Collection B. Bonnemain
Un rappel sur le Laboratoire DEBAT
Le 10 juillet 1920, François Debat fonde la Laboratoire qui portera son nom. En 1926, François Debat et sa famille s’installent à At Cloud, où, dit-il, « l’air sera meilleur pour les enfants ». Il achète à Garches un terrain où sera installé son entreprise. Après la période difficile de la 2° guerre mondiale, François DEBAT présente sa candidature à la section libre de l’Académie des Beaux-arts et devient académicien le 26 Mars 1947. François Debat est mort en 1956
C’est son fils Jacques qui prend la relève. En 1972, ce dernier créé dans la maison familiale de Saint Cloud un « centre d’études pour la préservation de la vie et la protection de la nature ». Le 23 Mars 1979, Jacques Debat prend sa retraite à 65 ans. Pierre Leguen devient le PDG du groupe. Les Laboratoires Debat seront achetés en 1993 par Fournier (Dijon), eux mêmes rachetés en 2005 par SOLVAY (Belgique)
Pharmacien, licencié en droit, Jacques Baetz a effectué un parcours remarquable dans l’industrie pharmaceutique. Partant avec son père d’une petite société créée avant guerre à Chef-Boutonne, à côté de la pharmacie familiale, avec si peu de fonds que plus d’une centaine d’amis mirent la main à la poche pour réunir le capital de démarrage, Jacques Baetz a surmonté les défis de la croissance industrielle.

Publicité pour la pommade Dextrarine (EGIC)
pour thromboses hémorroidiares externes
Collection B. Bonnemain

Publicité pour la pommade Dextrarine (EGIC)
pour thromboses hémorroidiares externes
Collection B. Bonnemain
C’est ainsi qu’est né le laboratoire Egic, dont il reste aujourd’hui l’Aspégic, produit apparu au début des années 1970. De fusion en fusion, il contribue très largement à la consolidation industrielle de cette branche d’activité qu’est l’industrie du médicament et réalise ses rêves d’industrie. En 1969 avec les laboratoire Métadier, un autre Royannais; en 1972 et 1973 avec les laboratoire Lelong et l’institut Ronchèse; en 1977 avec le laboratoire Joulliè, dont il reste aujourd’hui le sirop Rhinathiol; puis en 1980 avec Synthelabo, que rejoindront les laboratoires Delagrange et Delalande. En 1999, c’est le rapprochement avec Sanofi et, tout récemment, la méga-fusion avec Aventis, ex-Rhône-Poulenc, ex-Roussel, ex-Hoecht, pour former le troisième groupe mondial du médicament, Sanofi Aventis.
Enfin, comme nous l’avons dit précédemment, dans de très nombreux exemples, la carte postale doit être renvoyée au Laboratoire qui la publie pour faire une demande d’échantillons gratuits. En voici quelques illustrations avec Chantereau, Goy, Bailly, Chatelut, Dubois, Fluosalyl, etc.
Pour ce qui concerne Chantereau devenu Innothera, il faut en rappeler les principaux jalons historiques :
En 1913, René Chantereau crée les laboratoires Chantereau, qui deviendront Innothéra en 1935.
En 1950, Bernard Gobet, gendre de René Chantereau, reprend la direction de la société. C’est sous cette présidence que sera initiée la stratégie internationale du groupe avec la création en 1980 de la filiale export Innotech International.
En 1986, Arnaud Gobet, petit-fils de René Chantereau succède à Bernard Gobet. Le groupe opère un virage stratégique trois ans plus tard en se recentrant sur la santé des femmes. En 1993, Innothéra se lance ainsi dans le domaine des bas de contention avec l’acquisition de Visio Médical, à St-Blaise, près de Neuchâtel.
À partir de 1999 et l’arrivée des médicaments génériques, le groupe Innothéra opère un changement stratégique et mise sur le développement de sa présence à l’international et son activité de bas de contention.
Publicité pour PHAGURYL (Laboratoires BAILLY)
PHAGURYL était une « médication phagocytaire, balsamique, sédative et diurétique des organes génito-urinaires. Reins Vessie Urèthre.
Collection B. Bonnemain
Le Laboratoire A. Bailly-Speab est l’un des plus anciens laboratoires pharmaceutiques installés en France, fondé en 1928 par les frères Bailly, qui faisaient déjà du commerce de médicaments en 1902. Ils ont aussi fondé en 1908 la Grande Pharmacie Bailly, qui occupe toujours le même immeuble rue de Rome à Paris, et qui reste l’une des plus grandes pharmacies de la capitale.
Dès le début de leur activité, les frères Bailly se sont ouverts à l’international. En 1910, ils exportaient en Afrique de l’Ouest et du Nord, en Asie et au Proche Orient, la première formule du Pulmosérum© Bailly créée en 1908.
En 1929, les produits de Bailly étaient les suivants : Pulmoserum (Voies respiratoires); Opobyl (Cholagogue rééducateur des fonctions entérohépatiques) ; Forxol (reconstituant, stimulant hématogène, antidéperditeur); Ménatol (régulateur des fonctions utéro-ovariennes) ; Phaguryl (antiseptique des voies génito-urinaires) ; Quergémol (paludisme, fièvres) ; Theinol (migraines, névralgies) ; Urophile (arthritisme, goutte », rhumatisme).. .
Le laboratoire Chatelut fut créé en 1920 par Hector Chatelut qui créa une spécialité : les « Dragées névrosthéniques Yse ». Pharmacien à Paris, Hector Chatelut composa, avec le Professeur Sicard, de Lyon, cette spécialité destinée au traitement de la dépression (qu’on appelait alors neurasthénie). Le principe actif en était le phosphure de zinc, qui était associé à trois autres les extraits de Noix de kola, de Noix vomique et de Guaranna. L’expérimentation de l’époque confirma l’activité de la formule. Hector Chatelut installa au premier étage de son officine, située 65 rue Louis Blanc, à Paris, un laboratoire où étaient conditionnées les comprimés dragéifiés, fabriqués par ses amis Février, Decoisy et Champion, dont il fut l’un des premiers clients. Ces premières fabrications se faisaient, parait-il, dans un hangar.
Une formule dite « B » de la spécialité fut proposée pour les diabétiques. Les dragées Yse furent bientôt vendues en Belgique, au Moyen Orient et en Amérique du sud, principalement en Argentine et au Mexique. Entre les deux guerres, le laboratoire Chatelut ajouta à ces deux premières spécialités d’autres produits acquis auprès d’autres laboratoires.
Publicité en Espagnol pour le NEVROLYSE de Chatelut
pour le marché argentin
Le conditionnement secondaire restait en français
Collection B. Bonnemain
En 1940, à cause de l’occupation allemande, Hector Chatelut transféra le laboratoire à Sain-Benoit-du-Sault, un village du Berry dont il était originaire. Ayant toujours son officine à Paris, il passait régulièrement la ligne de démarcation. Après avoir été la cible d’une patrouille allemande, il décida de fermer sa pharmacie et de se consacrer uniquement à son entreprise. Après la guerre, Chatelut comptait une vingtaine d’employés.
En 1952, un visa fut demandé pour une nouvelle formule, Yse Glutamique, où l’acide glutamique, dont on découvrait l’activité, avait été ajouté aux composants précédents. La formule de Yse était devenue classique, de telle sorte que plusieurs formulaires de thérapeutique préconisaient, en 1960, des compositions strictement identiques (Pharmacologie générale de Harant et Galant, Formulaire de Thérapeutique et de Pharmacologie de Loeper et Lesure…)
Hector Chatelut est décédé en 1967.
La relève est prise par son fils, Jean Chatelut, enseignant à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Limoges. Certaines spécialités furent abandonnées. A l’inverse, le rôle du zinc fut mis en évidence dans les processus enzymatiques et hormonaux. L’inérêt grandit pour Yse et Yse Glutamique, qui étaient à l’époque les seules spécialités à base de zinc. Parallèlement à cette activité le Laboratoire Chatelut effectuait, pour le compte de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux, divers façonnage de matériel médical.
En 1996, à l’occasion de la revalidation des spécialités, il fut décidé de remplacer le Phosphure de zinc par le Gluconate de zinc. En 2001, le Laboratoire Chatelut est devenu le laboratoire C.T.R.S. (« Cell Therapies Research and Services »), spécialisé dans les produits nécessaires aux thérapies géniques et cellulaires.
Yse et Yse Glutamique ont été cédés et fabriqués par les Laboratoires MONIN-CHANTEAUD, rue de la Valsière, à Montpellier.
Collection B. Bonnemain
Collection B. Bonnemain
Les Etablissements GOY auront donc fait partie du paysage pharmaceutique français pendant plus de 60 ans, et auront été plus de 50 ans sous la houlette de Maurice Bouvet. C’est sans aucun doute les pastilles M.B.C. qui ont fait la gloire et le succès de ce laboratoire.
Collection B. Bonnemain
Collection B. Bonnemain
Affections de la gorge (Verso).
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Publicité pour la poudre DOPS Alcaliphosphatée du Dr O. Dubois. Eteint les brulures d’estomac.
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Publicité pour la poudre DOPS Alcaliphosphatée du Dr O. Dubois. Eteint les brulures d’estomac.
Sont également cités la Poudre Loxénie (laxatif doux, agréable)
et la Kersine A (au cacao, aliment complet, puissant reconstituant)
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Les produits destinés à combattre les maux d’estomac ont aussi largement bénéficié de publicités plus ou moins tapageuses au XXe siècle. On peut citer le purgatif Géraudel, l’élixir Mondet, la Tisane Gauloise, la pilule Librine ou encore le Salsepareille Morin, le « roi des dépuratifs », sans oublier la fameuse boldoflorine, « bonne tisane pour le foie ».
Les laboratoires du Dr. O. Dubois propose ici 3 produits : la poudre DOPS, « traitement efficace des maladies d’estomac et de la Nutrition ; la poudre Laxénie, « laxatif doux, agréable; et Korsine A au cacao, aliment complet, puissant reconstituant.
Le dentifrice (du latin dens, dentis – dent et fricare – frotter) est utilisé dès le XVe siècle pour désigner un produit à usage médical destiné au nettoyage des dents. La poudre va laisser progressivement la place à la pâte dentifrice à partir de 1850.
Parmi les dentifrices célèbres en publicité, on a la Kalodent, l’élixir dentifrice des RR. PP. Bénédictins de l’abbaye de Soulec, le dentifrice du Dr Arnaud (de la Faculté de Paris), l’eau de Suez, « le meilleur dentifrice connu », « vaccine de la bouche »… On trouve aussi le dentifrice en poudre soluble « l’Emaillante, les dentifrices du Docteur Peterson « les meilleurs et les moins chers » et bien sûr l’eau de Botot « seul dentifrice approuvé par l’Académie de Médecine de Paris », ou le dentifrice Oriental « Merveilleux pour la santé de la bouche ». Le fluosalyl fait partie de cette longue lignée de produits qui se poursuit aujourd’hui.
Publicité pour le dentifrice Fluosalyl qui « guérit la pyorrhée », du laboratoire du même nom
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le dentifrice Fluosalyl qui « guérit la pyorrhée »,
du laboratoire du même nom
Collection B. Bonnemain
Publicité pour le dentifrice Fluosalyl qui « guérit la pyorrhée »,
du laboratoire du même nom
Collection B. Bonnemain
Publicité pour les grains du Dr Jehan-Meyer qui « suppriment la constipation (Laboratoire GUILLON et Cie)
Collection B. Bonnemain
Sur le texte en haut à gauche (verso de la carte du centre),
on trouve le texte suivant :
« A base de pommes fraiches, ce produit n’est jamais nuisible ».
« Gratuitement :
Affirmer l’efficacité d’un produit, c’est bien. Prouver cette efficacité, c’est mieux. C’est pourquoi, à tous ceux qui sont atteints de constipation, et qui ont essayé les produits les plus divers sans jamais réussir à améliorer leur état, nous offrons l’essai gratuit des Grains du Dr Jehan-Meyer. Ecrivez lisiblement vos nom, prénom, et adresse sur la carte postale ci-jointe. Détachez cette carte en suivant le pointillé, affranchissez-la et mettez-la à la poste et vous recevrez gratuitement un échantillon de Grains de Jehan–Meyer.
C’est un produit entièrement végétal, donc naturel, QUI NE PEUT QUE VOUS FAIRE DU BIEN ainsi qu’en témoignent les nombreuses attestations reçues par les Laboratoires GUILLON.
Faites un essai gratuit. «
En haut à gauche, on trouve une vue d’une partie des Laboratoires Guillon et Cie de Chateau-du-Loir.
Publicité pour les grains du Dr Jehan-Meyer qui « suppriment la constipation (Laboratoire GUILLON et Cie)
Collection B. Bonnemain
Publicité des Laboratoires Ferré, Blottière et Cie.
La Noce à Bicyclette
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Publicité des Laboratoires Ferré, Blottière et Cie.
Le Charlatan
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