François-Laurent-Marie DORVAULT (1815-1879)

Pour en savoir plus, voir l'exposition temporaire sur Dorvault

 
  



Né à Saint-Etienne de Montluc, le 26 janvier 1815, François Dorvault avait des parents de condition modeste : son père Julien, sabotier, dit ne pas savoir signer lorsqu’il déclare la naissance de son fils.

C’est à Nantes que François commence l’étude de la pharmacie, avec Davout. En 1833, Dorvault vient à Paris où il va travailler dans plusieurs pharmacies. Interne des hôpitaux, il est pharmacien en 1841 et s’installe dans une officine, 7 rue de la Feuillade à Paris. En 1844, Dorvault édite pour la première fois l’Officine ou répertoire de Pharmacie pratique, véritable encyclopédie qui rassemble tout ce qui a trait à la profession pharmaceutique. Cet ouvrage va rester une référence pendant plus d’un siècle avec 18 éditions successives. Trois ans plus tard, il publie l’Iodognosie : monographie chimique, médicale et pharmaceutique des iodiques en général, de l’iode et de l’iodure de potassium en particulier.
 

Dorvault a 37 ans lorsqu’il fonde en 1852 la Pharmacie Centrale des pharmaciens. Pour préserver la santé publique et pour ouvrir une nouvelle voie au salut de la profession pharmaceutique, Dorvault imagine un établissement modèle, tout à la fois droguerie et laboratoire, qui fabriquera en toute confiance les drogues simples, les médicaments composés que les pharmaciens ne peuvent préparer eux-mêmes. En septembre 1867, la Pharmacie Centrale de France acquiert la partie droguerie de la « Société Menier Père et fils », ce qui permet à l’établissement de Dorvault d’ouvrir des succursales dans les grandes villes de France.

En Janvier 1860, Dorvault fait paraître le premier numéro de l’Union pharmaceutique, destiné à informer la profession de toute l’actualité dans les domaines scientifiques et l’organisation de la Pharmacie. Cette revue sera complétée en 1872 par le Bulletin Commercial.

A sa mort, le 16 février 1879 à Paris, la Pharmacie Centrale va vivre des turbulences importantes, mais la profession pharmaceutique sera unanime à reconnaître son œuvre. Une statue, réalisée par Sanson, fut érigée dans la cour d’honneur de la Pharmacie Centrale de France, rue de Jouy, le 23 octobre 1879, marquant ainsi la pérennité de l’œuvre de Dorvault.




 

 
  Références :
  • Dictionnaire d'Histoire de la Pharmacie, des origines à la fin du XIX° siècle, Olivier Lafont (sous la direction de), Pharmathèmes, Paris, 2003.
  • Figures pharmaceutiques françaises. Notes historiques et portraits (1803-1963), Masson & Cie, Paris, 1953, 273 p
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